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Ce temps de pause arrive peut-être à point - une réflexion pour le Jour de la Terre 

Par Mylène Joncas, agente du Fonds Écoleader au Bas-Saint-Laurent

Qu’allons-nous apprendre, collectivement, de la pandémie de COVID-19? Quel sens attribuer à cet épisode sans précédent à la fois dans nos vies individuelles, mais aussi dans les systèmes dont nous faisons partie? En Europe, sous le collectif #noussommesdemain, des entreprises engagées ne veulent pas que le monde d’après la pandémie ressemble à celui d’avant, explique Marina Fabre dans une publication de Novethic, un média sur la responsabilité des entreprises. Chez nous, un groupe de 15 leaders économiques, syndicaux, sociaux et environnementaux y vont de leurs propositions pour un Québec plus vert et plus prospère, comme le soutien de l’achat local et l’électrification des transports.

Sous la loupe environnementale, depuis le ralentissement des activités économiques, de nombreux articles rapportent que la faune étend son territoire, qu’on observe une diminution des GES et de la pollution atmosphérique, notamment. On peut tenter une explication avec la notion de niche écologique, qui désigne l'ensemble des conditions et des ressources du vivant et du non-vivant nécessaires au maintien d'une population – la population humaine, par exemple. Autrement dit, les éléments d’un milieu sont en interaction, ce qui crée un « équilibre », si précaire soit-il. Si un élément en est retiré ou s’y ajoute, l’interaction est modifiée et un réajustement s’opère, vers un « nouvel équilibre ». Les humains et leurs comportements influencent cet équilibre, tout comme les virus!

C’est pourquoi la crise sanitaire actuelle nous amène à cette question : Que peut-on apprendre de la situation actuelle pour relancer une économie adaptable, durable, verte, équitable, permettant de répondre aux besoins humains dans le respect de l’environnement?

Rappelons que nos besoins fondamentaux sont au nombre de 14, selon Virginia Henderson. Ces besoins sont autant d’occasions d’affaires : pour répondre à plusieurs d’entre eux, nous, humains, devons consommer des biens et des services. L’opposition entre le développement et l’environnement est encore trop répandue et, avec ou sans la crise sanitaire actuelle, elle a créé un déséquilibre écologique. Alimentation, médicaments, vêtements, matériaux de construction, énergie, loisirs, entre autres choses : les services rendus par l’environnement sont très nombreux et souvent invisibles.

Le développement évolue dans le temps, considère plusieurs critères et doit être contextualisé! Face à la réalité, il apparaît clairement qu’on ne peut plus « se servir » dans les ressources naturelles de la planète comme si elles étaient infinies et sans que l’environnement ne riposte! Le développement doit s’adapter en tenant compte des capacités des systèmes qui le portent.

Ce temps de pause arrive peut-être à point!

Lorsqu’on parle de « revenir à la normale », je réponds : « mais non »!  Comme le dit le collectif d’entreprises européennes #noussommesdemain, « se préparer à l'avenir n'est pas refaire les erreurs d'hier ». Nous avons là une occasion inattendue de relancer nos activités sur des bases compatibles avec notre environnement. Une partie de la solution se trouve sans doute dans la responsabilité sociale des entreprises à renouveler leur vision d’affaires. L’autre partie revient aux organismes de développement et aux gouvernements, qui peuvent les aider. Des ressources comme les agents du Fonds Écoleader existent pour les guider : sollicitez-les pour identifier les enjeux prioritaires et des pistes de solutions!

Je reprends en conclusion les paroles de Denis Leclerc, président et chef de direction d’Écotech Québec :

Nous avons une occasion de [redémarrer] notre économie tout en réduisant notre empreinte environnementale. [Les pratiques d’affaires écoresponsables] et les technologies propres représentent des composantes essentielles de cette relance afin qu’elle soit durable, innovante et inclusive.

Jour de la Terre  

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